mardi 8 juillet 2014

The Yogi In Me

THEYOGiINME, The Yogi In Me. C'est une marque, que j'ai crée avec Laurence.
The Yogi In Me, c'est une salle de yoga, que j'ai crée avec Carine.
The Yogi In Me, c'est la yogini qui est en moi.
C'est le silence, c'est la joie, c'est le partage.
Tous les jours je pars travailler à pieds, tranquillement, légèrement. Je ne sais jamais ce qui m'attend, qui m'attend. Alors je prend, je donne, et j'attends. J'attends dans le silence que mon cœur s'embrase de tant d'humanité, de tant de générosité, de tant de beauté.
Que c'est beau un humain sur un tapis de yoga, que c'est beau un humain qui respire, qui bouge, qui cherche.
Le soir je rentre, à pieds. Et je suis heureuse d'avoir tant partagé, d'avoir tant reçu, tant donné.

samedi 3 mai 2014

Habiter son corps et penser par soi même

je vais tenter d'être organisée dans mon idée. Cela fait un moment que je vis et réfléchis le sujet, il est vaste et complexe.
Ma pratique m'apporte beaucoup, beaucoup plus que ce que j'attendais.
Ok le Yoga m'apprend la présence, pour ceux qui ne comprennent pas le concept, la présence ce sont mes deux pieds dans le sol et mon souffle. je vous vois derrière votre écran. "super elle a découvert qu'elle a deux pieds et qu'elle respire". hé bien oui, sauf que maintenant j'en ai CONSCIENCE, et cela change tout.
quand je marche dans la rue, que mes deux pieds me portent et me relient à la terre et que mon souffle est si puissant qu'il m'élève, Je suis présente. Je vis des moments de grâce. C'est con hein ? et bien non. La présence m'amène a d'un coup être remplie d'amour, une vague puissante qui parcourt tout mon être et change ma façon d'appréhender les choses, les autres, la vie. mon regard; mes sensations changent.
la conséquence la plus flagrante de tout ça ? je m'habite, je suis là, moi. Et du coup apparait clairement l'idée que toutes les réponses sont à l’intérieur de moi, que tout le reste est le décor dans lequel j'évolue. l’extérieur est un divertissement que je choisis mais ne peut pas être la condition de mon bonheur, que je n'y trouverai pas les réponses et que les palmiers, l'exotisme du pays loin loin, un foyer rassurant et un compte en banque bien garni ne seront jamais que des décors que j'aurai choisi pour continuer à grandir mais jamais des réponses. Tout est en moi. Ce que mon corps perçoit, mon esprit l'intègre.
Se rendre compte de tout cela met l'accent sur un sujet très fort dans le Yoga : les conditionnements.
Ils apparaissent clairement au niveau physique quand on commence à pratiquer, et vous le savez, au niveau de nos comportements sociaux, beaucoup de nos actes et choix dépendent de tout ce qui nous a été inculqué.
L'état de présence n'accepte pas cela chez moi, les codes de ceux qui ont pensé pour moi n'ont aucune valeur a ce moment là et je peux tout réinventer (sauf les lois du code civil hein ?!) et je veux tout penser par moi même, tout sentir et me laisser seule juge. Seule juge de ce que je fais, ce que je pense, ce que je donne. Je suis libre de trop parler, de ne pas assez parler, de briser des silences, de parler de tout même de ce qui ne se dit pas.Je suis libre d'être moche à des moments, divine à d'autres.Je suis libre d'avoir des kilos d'amour à donner, de points de vue à partager, servez vous c'est gratuit.
je suis libre de choisir mon modèle, c'est le mien, ma vie, ma responsabilité.
La présence et la représentation ne font pas bon ménage.
je pense que le propre de l'être humain est de chercher, et peut être trouver (pour cela il faut vraiment chercher) du sens.
le mien est de laisser les vagues, les lames de fond me parcourir, ne rien retenir et juste voir ce qu'il se passe. Vivre libre.


vendredi 24 janvier 2014

Un documentaire à voir

Une superbe investigation dans le monde du yoga.
Un journaliste americain peu spirituel ( de ce qu'il en dit) relève le défi de pratiquer tous les jours et de tenter de définir ce qu'est le yoga.
J'ai beaucoup apprécié la manière dont sont abordées les choses.
Pragmatiques, ce documentaire est pour vous.
Yogis avérés, vous y trouverez plein de questionnements intéressants et peut être quelques réponses satisfaisantes.
Enlighted up 
En anglais sous titré en espagnol...

samedi 30 novembre 2013

3 semaines de pratique intensive à Bangkok : bilan

Je suis allée pratiquer tous les jours, 2 cours pendant 3 semaines.
Différents styles, différents niveaux, différents profs.
J'ai appris des choses, j'ai transpiré et j'ai souffert parfois.
Mon problème : je n'ai pris que peu de plaisir à pratiquer. Pourquoi ?
Est ce moi ? Est ce l'approche proposée ? Un peu des deux je pense.
Je suis arrivée sans attente particulière, sans fantasmes. J'ai laissé venir. Et rien n'est venu.
Tout ce que je sais c'est que j'ai vécu de plus grands moments avec moi même dans la pratique.
Il faut dire que j'ai toujours eu un problème avec l'enseignement magistral ( la fac a été une catastrophe pour moi...) et j'ai ressenti un manque d'humanité, de personnalisation dans la transmission.
C'est bien pour cette raison on dit souvent qu'en Yoga il faut trouver SON prof.
Alors pour le reste de mon séjour, mon prof, c'est moi.
Pratique sur la plage, sur les cocotiers ( voir photo ) à mon rythme. Ça me va. 
C'est en réalité ce dont j'avais besoin.
J'ai donc ma réponse au moment où je vous écrit.
Merci.





jeudi 14 novembre 2013

Voilà une belle salle de yoga


J'ai introduit mon ipad dans la salle. En même temps ma voisine répondait a des textos à chaque fois que le prof disait " release". Je me suis contentée de prendre 3 clichés avant que le cours ne commence.


vendredi 8 novembre 2013

Divine yoga

Alors me voilà arrivée, installée à Bangkok ( pour 1 mois avant le Sri Lanka ) 

Jour 1

J'ai d'abord voulu m'inscrire dans LE studio méga branché qui se trouve a quelques stations de BTS de Thong Lo où je vis, j'ai visité plusieurs studios dans mon quartier, et j'ai changé d'avis.
Mon choix s'est porté sur Divine Yoga dans mon quartier pour plusieurs raisons :
- je peux y aller à pied 2 fois par jour
- le premier studio etait trop " branchouille" et les cours blindés, et pleins d'expats
- la salle de Divine Yoga est très belle, très grande. Les profs sont thaïs ou indiens.
- j'etais la seule européene du cours de ce soir.
- le prof m'a corrigée, sachant que les thaïs ne sont pas du tout " tactiles". 
Qu'est ce que ça donne ? 
Vous voyez le cirque du soleil? Ben. C'est la même. Les filles sont flexibles comme pas permis. Un cours génial moitié en thaï moitié en anglais, j'en suis ressortie tremblante ( j'ai peu pratiqué avant le départ) et avec un sourire béat. Comment résister ? Quand tout est là ce n'est pas la peine d'aller chercher ailleurs.

Jour 4 

Des cours chaque jour dans ma salle, les profs ( hommes pour le moment ) ont chacun leur style et sont très sympa. Aucun souci avec le Yoga en anglais, c'est une langue très appropriée, simple et directe, et puis c'est bizarre mais ça fait moins "new age" qu'en français quand on parle de philosophie, tu ne sens pas la femme qui n'a pas fait ses racines depuis 15 ans et qui se laisse pousser les poils sous les bras, c'est plus... Naturel en version english.
Dimanche j'ai consulté un medecin ayurvedique pour des problèmes d'estomac, le monsieur, indien, ne parlait pas anglais, c'est sa femme qui me traduisait. Il m'a prescrit une diète ( un peu difficile à suivre quand on est à l'hotel, mais je m'arrange) et des séances de yoga thérapeutiques avec lui. J'y suis allée hier. 
4 mamies indiennes (qui rôtaient à tout va ) et 3 jeunes (2 européenes et une japonaise) c'etait super, ça change de nos vinyasa et de nos ashtanga, c'est plus doux et en même temps j'ai justement eu le temps de dénouer beaucoup de tensions, nous avons travaillé beaucoup de respirations différentes et mon estomac ainsi que le haut de mon dos me disent merci.
Le deuxième cours de ce soir à Divine Yoga était un cours de stretch Yoga. Le prof un indien à belle moustache de douannier marocain version survet´ lotto. Hé bien j'en ai bavé aie aie aie ! D'après le medecin ayurvedique mes maux d'estomac ont d'énormes conséquences sur mon systeme nerveux et mes tendons, je le sens, mes jambes et surout mes aducteurs sont comme du béton, impossibles à détendre. Alors je travaille, je travaille et je travaille. Comme dirait le prof d'hier, If not today, tomorrow.
Le dernier point que je voudrais aborder est celui du silence.
Je suis seule à Bangkok et les seuls mots que je prononce dans la journée sont des échanges d'informations avec, les moto taxis ( vous me verriez derriere le chauffeur en amazone sur le scooter sillonner la ville) les serveurs au resto et à l'hotel et les gens à l'accueil de la salle de Yoga. Le reste du temps je suis seule et je ne parle pas.
Hé bien pour le moment je trouve ça plutôt agréable, pas de dhiarrée verbale ( bridget jones 1), pas de choses dites comme ça sans refléchir, en fait pas de réaction, juste de l'action. 
Le silence fait partie de ma diète, sûrement. 
On a comparé mon histoire à Mange Prie Aime, je dois être au moment où je prie.




En image, l'accueil de la salle. Prenons en de la graine.